Audit énergétique obligatoire : dans quels cas et pourquoi le réaliser ?

Audit énergétique et DPE : deux documents à ne pas confondre

Beaucoup de propriétaires pensent qu’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) récent suffit à remplir toutes leurs obligations avant une vente. C’est une erreur qui peut coûter cher. Le DPE et l’audit énergétique sont deux documents distincts, complémentaires, mais non interchangeables.

  • Le DPE attribue une étiquette énergétique de A à G et indique la consommation d’énergie primaire ainsi que les émissions de CO₂ du logement dans son état actuel. C’est un outil de mesure.
  • L’audit énergétique réglementaire va bien plus loin : il analyse en détail l’enveloppe du bâtiment, les systèmes de chauffage, de ventilation et de production d’eau chaude, puis propose des scénarios de travaux chiffrés pour améliorer la performance du logement, avec une estimation des gains énergétiques, des coûts et des aides mobilisables.

Un DPE valide ne vous dispense donc jamais de l’audit énergétique lorsque celui-ci est exigé par la loi.

Qui est concerné par l’obligation d’audit énergétique ?

L’obligation d’audit énergétique réglementaire a été instaurée par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 (article L. 126-28-1 du Code de la construction et de l’habitation). Elle s’applique lors de la vente de logements en monopropriété : maisons individuelles, mais aussi immeubles résidentiels appartenant à un seul propriétaire (hors copropriété).

Le calendrier officiel de mise en œuvre

La loi prévoit une entrée en vigueur progressive selon la classe DPE du logement :

  • Depuis le 1er avril 2023 : logements classés F ou G (les fameuses « passoires thermiques »).
  • Depuis le 1er janvier 2025 : logements classés E, soit des biens dont la consommation d’énergie primaire est comprise entre 231 et 330 kWh/m²/an.
  • À partir du 1er janvier 2034 : logements classés D.

En 2026, si vous mettez en vente une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé E, F ou G, vous avez l’obligation de remettre un audit énergétique réglementaire à l’acheteur au plus tard lors de la signature de la promesse de vente. Ce document reste valable 5 ans à compter de sa réalisation.

Les logements non concernés par l’obligation

Tous les logements énergivores ne sont pas automatiquement soumis à cette obligation. Sont notamment exclus :

  • Les logements en copropriété (appartements), pour lesquels d’autres diagnostics s’appliquent.
  • Les logements classés A, B ou C.
  • Les logements classés D (jusqu’en 2034).

Pourquoi cette obligation existe-t-elle ?

La finalité de l’audit énergétique réglementaire n’est pas de pénaliser le vendeur, mais d’assurer une transparence totale vis-à-vis de l’acheteur. En France, le parc immobilier ancien compte des millions de logements énergivores. En imposant un audit détaillé, l’État oblige à informer l’acquéreur :

  • Sur l’état réel de la performance énergétique du bien ;
  • Sur les travaux nécessaires pour atteindre une rénovation performante ;
  • Sur les estimations de coûts et les aides financières disponibles pour ces travaux.

Important : l’audit n’oblige pas le vendeur à réaliser des travaux. Il l’oblige uniquement à informer. C’est à l’acheteur de décider, en connaissance de cause, s’il souhaite acquérir le bien et s’engager dans un projet de rénovation.

L’audit énergétique incitatif : un outil pour vos projets de rénovation

À côté de l’audit réglementaire (lié à la vente), il existe un audit énergétique incitatif, réalisé à la demande du propriétaire pour planifier des travaux de rénovation. Ces deux types d’audits sont distincts, mais leur contenu technique est similaire.

L’audit incitatif est notamment obligatoire pour accéder au parcours accompagné de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur. Ce dispositif, qui vise une amélioration d’au minimum deux classes DPE, exige un audit préalable réalisé par un auditeur certifié. Sans ce document, le dossier est irrecevable auprès de l’Anah.

Bonne nouvelle : contrairement à l’audit réglementaire (lié à une vente), l’audit incitatif peut être partiellement financé par MaPrimeRénov’. Le montant de l’aide varie selon les revenus du ménage.

Qui peut réaliser un audit énergétique ?

L’audit énergétique réglementaire ne peut pas être réalisé par n’importe quel diagnostiqueur. Il doit être confié à un professionnel certifié, répondant à des exigences de compétences définies par décret. On parle généralement d’un bureau d’études thermiques ou d’un auditeur RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ce professionnel se déplace sur site, mesure et analyse l’ensemble des composantes du bâtiment avant de remettre un rapport complet.

Le coût d’un audit énergétique varie selon la surface et la complexité du bien. À titre indicatif, les tarifs observés en 2026 se situent généralement :

  • Entre 500 € et 1 200 € pour une maison individuelle standard ;
  • Au-delà de 1 500 € pour des biens atypiques ou de grande surface.

Audit énergétique et valeur immobilière : une opportunité à saisir

Au-delà de la contrainte réglementaire, l’audit peut devenir un atout commercial. Un rapport détaillant des scénarios de rénovation chiffrés rassure les acquéreurs, leur permet de budgétiser leurs futurs travaux et peut faciliter la négociation. À l’inverse, l’absence d’audit obligatoire au moment de la vente peut entraîner des complications juridiques.

Par ailleurs, un logement rénové à la suite d’un audit voit généralement sa valeur augmenter grâce à ce que les professionnels appellent la « valeur verte » : les acheteurs sont prêts à payer davantage pour un bien économe en énergie, dans un contexte de hausse des prix de l’énergie.

Conclusion : anticipez, ne subissez pas

Que vous soyez sur le point de vendre un logement classé E, F ou G, ou que vous souhaitiez simplement planifier une rénovation ambitieuse, l’audit énergétique est aujourd’hui un passage incontournable. Bien compris et bien exploité, il n’est pas une contrainte mais un véritable feuille de route pour améliorer votre bien et valoriser votre patrimoine.

Vous souhaitez faire réaliser un audit énergétique par un professionnel certifié, ou simplement comprendre si votre logement est concerné ? Contactez notre équipe Expert Audit Énergétique : nous répondons à toutes vos questions et pouvons vous rappeler gratuitement pour étudier votre situation.

Sources

Location de passoires thermiques : le calendrier des interdictions expliqué aux propriétaires bailleurs

Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?

On parle de passoire thermique pour désigner un logement dont la performance énergétique est médiocre, c’est-à-dire classé F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces logements consomment une quantité excessive d’énergie — plus de 331 kWh/m²/an pour un F, plus de 421 kWh/m²/an pour un G — et contribuent significativement aux émissions de gaz à effet de serre. En France, on estime qu’ils représentent plusieurs millions de résidences principales, dont une large part est occupée en location.

Depuis la promulgation de la loi Climat et Résilience en août 2021, ces logements font l’objet d’un encadrement progressif et de plus en plus contraignant, avec pour objectif de les sortir du marché locatif ou de contraindre leurs propriétaires à les rénover.

Le calendrier officiel des interdictions de location

La loi Climat et Résilience a établi un calendrier précis pour l’interdiction progressive de la mise en location des passoires thermiques en France métropolitaine. Voici les grandes étapes :

1er janvier 2025 : fin de la mise en location des logements classés G

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être proposés à la location à titre de résidence principale. Cela concerne aussi bien les nouvelles mises en location que les renouvellements et reconductions de bail. Un logement classé G est désormais considéré comme non décent au sens de la loi, ce qui ouvre des droits au locataire déjà en place : il peut exiger la réalisation de travaux ou demander une réduction de loyer en justice.

1er janvier 2028 : interdiction étendue aux logements classés F

Dans moins de deux ans, environ un million de logements supplémentaires seront concernés : ceux classés F au DPE, dont la consommation est comprise entre 331 et 420 kWh/m²/an. À compter du 1er janvier 2028, leur mise en location sera interdite. Les contrats de bail en cours pourront être maintenus jusqu’à leur terme naturel, mais toute nouvelle location ou tout renouvellement sera impossible sans amélioration préalable de la performance énergétique du bien.

1er janvier 2034 : le tour des logements classés E

La dernière étape du calendrier concerne les logements classés E (entre 250 et 330 kWh/m²/an). Bien qu’ils ne soient pas considérés comme des passoires thermiques à proprement parler, ils seront à leur tour interdits à la location à compter du 1er janvier 2034. Cette échéance laisse encore du temps, mais les travaux de rénovation prennent du temps à planifier et à financer : mieux vaut ne pas attendre.

Un calendrier spécifique pour l’Outre-mer

Les territoires d’Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte) bénéficient d’un décalage dans l’application de ces interdictions, en raison des spécificités climatiques locales. Dans ces régions, l’interdiction de location des logements classés G prend effet le 1er janvier 2028, soit trois ans après la métropole.

Des mesures déjà en vigueur : le gel des loyers

L’interdiction de location n’est pas la seule contrainte qui pèse sur les propriétaires de passoires thermiques. Depuis le 24 août 2022, les logements classés F ou G sont soumis à un gel strict de leur loyer. Concrètement, les bailleurs concernés ne peuvent pas :

  • Appliquer un loyer supérieur à celui du précédent locataire lors de la signature d’un nouveau bail ;
  • Procéder à une révision annuelle du loyer en cours de bail ;
  • Augmenter le loyer lors du renouvellement du bail.

Cette mesure s’applique aux locations vides, meublées et aux baux mobilité à titre de résidence principale. Elle représente une perte économique réelle pour les propriétaires qui voient leur rendement locatif rogné par l’inflation, sans pouvoir répercuter la hausse des coûts sur le loyer.

Quelles sanctions pour les bailleurs qui ne respectent pas ces règles ?

Un logement classé G mis en location après le 1er janvier 2025 est juridiquement non décent. En cas de litige, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation, puis le juge des contentieux de la protection. Ce dernier peut :

  • Ordonner la réalisation de travaux au propriétaire ;
  • Prononcer une réduction de loyer jusqu’à l’exécution des travaux ;
  • Condamner le bailleur à des dommages et intérêts.

Au-delà du risque judiciaire, un bien étiqueté G ou F perd aussi de la valeur sur le marché immobilier, et sa revente peut devenir plus difficile si aucun travaux n’a été entrepris.

Quelles solutions pour les propriétaires bailleurs ?

Face à ce calendrier réglementaire, les propriétaires ont plusieurs leviers à leur disposition :

Faire réaliser un audit énergétique

Avant d’engager la moindre dépense, il est indispensable de connaître précisément l’état thermique du logement et d’identifier les travaux prioritaires. Un audit énergétique réglementaire permet d’obtenir un plan de rénovation chiffré, avec les gains attendus à chaque étape. Il est obligatoire pour accéder au Parcours Accompagné de MaPrimeRénov’ et constitue le point de départ de tout projet de rénovation performante.

Engager des travaux de rénovation énergétique

Isolation des combles, des murs ou du plancher bas, remplacement d’un système de chauffage vétuste par une pompe à chaleur, installation d’une VMC performante… Les pistes de travaux sont nombreuses et doivent être priorisées selon le profil thermique du logement. L’objectif est d’atteindre au minimum la classe D au DPE pour sécuriser durablement le bien sur le marché locatif.

Mobiliser les aides financières disponibles

Les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier de plusieurs dispositifs d’aide :

  • MaPrimeRénov’ (Parcours Accompagné pour les rénovations globales) ;
  • Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) versés par les fournisseurs d’énergie ;
  • L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) pour financer les travaux sans avance de trésorerie ;
  • Les aides des collectivités locales (régions, départements, communes), variables selon les territoires.

La combinaison de ces aides peut couvrir une part significative du coût total des travaux, à condition de bien respecter les conditions d’éligibilité propres à chaque dispositif.

Anticiper, la meilleure stratégie pour 2028

L’échéance de 2028 peut sembler lointaine, mais les délais pour faire réaliser un audit, sélectionner un maître d’œuvre, obtenir les autorisations nécessaires et faire exécuter les travaux peuvent facilement atteindre 18 à 24 mois. Sans compter les délais d’instruction des dossiers d’aides. Les propriétaires de logements classés F qui attendent le dernier moment risquent de ne pas pouvoir louer leur bien à temps, ou d’être contraints d’accepter des conditions moins favorables.

La bonne nouvelle : en agissant dès maintenant, vous avez encore le choix du calendrier, des prestataires et des solutions techniques les mieux adaptées à votre bien.

Conclusion : ne laissez pas l’horloge tourner sans vous

Le calendrier des interdictions de location est clair, progressif et incontournable. Que votre logement soit classé G (déjà concerné), F (échéance 2028) ou E (2034), la question n’est plus de savoir si vous devrez rénover, mais quand et comment. La première étape est toujours la même : faire réaliser un audit énergétique par un professionnel qualifié.

Vous souhaitez faire le point sur votre situation ? Notre équipe Expert Audit Énergétique est à votre disposition pour réaliser votre audit et vous accompagner dans le montage de votre dossier d’aides. Contactez-nous dès aujourd’hui ou demandez à être rappelé gratuitement — c’est la première étape vers un bien rénové, rentable et conforme.

Sources

DPE 2026 : ce qui change et comment bien lire son diagnostic

Pourquoi le DPE évolue en 2026 ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un document central dans la vie des propriétaires : il conditionne la mise en location d’un logement, sa valeur lors d’une vente, et l’accès à de nombreuses aides à la rénovation. Or, depuis sa réforme de 2021, un problème persistait : les logements chauffés à l’électricité étaient systématiquement pénalisés par rapport à ceux chauffés au gaz ou au fioul, alors même que l’électricité française est l’une des plus décarbonées d’Europe.

Pour corriger cette injustice, le gouvernement a publié un arrêté le 13 août 2025 au Journal officiel, entré en vigueur le 1er janvier 2026. Ce texte modifie un paramètre technique clé dans le calcul du DPE : le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité.

Le changement principal : le coefficient électricité passe de 2,3 à 1,9

Pour comprendre ce changement, il faut savoir que le DPE ne mesure pas directement les kilowattheures consommés sur votre compteur (l’énergie finale), mais les kilowattheures d’énergie primaire nécessaires pour les produire. Jusqu’au 31 décembre 2025, chaque kWh d’électricité consommé dans un logement était multiplié par un coefficient de 2,3 pour obtenir sa valeur en énergie primaire. Ce coefficient pénalisait lourdement les logements « tout électrique ».

Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est abaissé à 1,9. Concrètement, cela signifie que les logements chauffés à l’électricité (convecteurs, radiateurs à inertie, pompe à chaleur…) consomment désormais moins d’énergie primaire sur le papier — et donc obtiennent une meilleure étiquette énergétique.

Résultat : environ 850 000 logements sortent automatiquement du statut de passoire thermique (classes F ou G), sans qu’un seul travaux n’ait été réalisé. Certains logements anciennement classés G passent en F, des F montent en E, et ainsi de suite.

Votre DPE existant est-il automatiquement mis à jour ?

Non, votre ancien document papier ne se met pas à jour tout seul. Mais la bonne nouvelle, c’est que la procédure est gratuite et sans nouvelle visite si votre DPE a été réalisé après le 1er juillet 2021 (date de la précédente grande réforme).

  • Les DPE établis à partir du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient de 1,9 : vous n’avez rien à faire.
  • Pour les DPE réalisés entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025, il est possible de télécharger une attestation officielle mise à jour directement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans repasser par un diagnostiqueur. Cette attestation est valable en vente comme en location, jusqu’à la date d’expiration initiale de votre DPE.
  • Les DPE antérieurs à juillet 2021 sont déjà expirés ou ne sont plus reconnus juridiquement : il faut en refaire un.

Attention : certains intermédiaires peuvent vous proposer de réaliser cette mise à jour contre paiement. La démarche sur le site de l’ADEME est entièrement gratuite. Méfiez-vous des offres payantes pour « cliquer à votre place ».

Nouveauté 2026 : le DPE collectif devient obligatoire pour toutes les copropriétés

L’autre grande nouveauté de cette année concerne les immeubles en copropriété. Le DPE collectif — qui évalue la performance énergétique du bâtiment dans son ensemble (parties communes, équipements collectifs, enveloppe du bâtiment) — est désormais obligatoire pour toutes les copropriétés de moins de 50 lots depuis le 1er janvier 2026.

Pour rappel, ce DPE collectif était déjà obligatoire pour :

  • Les copropriétés de plus de 200 lots depuis 2024 ;
  • Celles de 50 à 200 lots depuis 2025.

Depuis le 1er janvier 2026, toutes les copropriétés et monopropriétés d’habitation d’au moins deux logements sont concernées. Si votre syndic n’a pas encore lancé cette démarche, il y a urgence : sans ce document, certaines ventes peuvent être bloquées, des aides refusées et la responsabilité du syndic engagée.

Comment bien lire son DPE en 2026 ?

Le DPE se compose de plusieurs pages. Voici les points essentiels à repérer :

1. L’étiquette énergie (double note)

La première page affiche deux étiquettes :

  • L’étiquette énergie (de A à G), exprimée en kWh d’énergie primaire par m² par an ;
  • L’étiquette climat (de A à G), exprimée en kg de CO₂ équivalent par m² par an.

C’est le moins bon des deux scores qui détermine la classe finale du logement. Un logement peut très bien afficher un E en énergie et un G en émissions de gaz à effet de serre : il sera alors classé G.

2. L’estimation des coûts annuels

Le DPE indique une fourchette de coûts annuels en énergie. C’est une indication utile pour anticiper votre budget, même si elle reste théorique (basée sur des conditions climatiques standardisées et une occupation fictive).

3. La description du logement et de ses équipements

Le diagnostiqueur renseigne les caractéristiques du bien : isolation des murs, des combles, des planchers, type de fenêtres, système de chauffage, ventilation, production d’eau chaude sanitaire. Vérifiez ces informations : une erreur dans la description du bâti peut faire varier significativement la note finale.

4. Les recommandations de travaux

Le DPE propose des scénarios de travaux avec une estimation du gain de classe potentiel. Ces recommandations sont un point de départ, mais elles ne remplacent pas un audit énergétique approfondi, notamment si vous envisagez une rénovation globale ou si votre logement est classé F ou G.

DPE et interdictions de location : ce qu’il faut garder en tête

Même si le reclassement de 850 000 logements est une bonne nouvelle, il ne faut pas perdre de vue le calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques :

  • Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 ;
  • Les logements classés F seront interdits à la location à partir de 2028 ;
  • Les logements classés E pourraient être concernés à horizon 2034.

Si votre logement est passé de G à F grâce au nouveau coefficient, vous avez gagné du temps — mais l’interdiction de 2028 se rapproche. Mieux vaut engager des travaux dès maintenant pour sécuriser votre patrimoine et bénéficier des aides encore disponibles.

Conclusion : ne subissez pas votre DPE, anticipez-le

Le DPE 2026 est plus juste pour les logements chauffés à l’électricité, et l’obligation du DPE collectif en copropriété donne enfin une vision globale de la performance des immeubles. Mais un bon DPE ne s’improvise pas : il se prépare.

Si vous souhaitez comprendre votre diagnostic, vérifier si votre logement peut bénéficier d’une mise à jour gratuite de son étiquette, ou planifier des travaux pour améliorer durablement votre classe énergétique, notre équipe est à votre disposition. Contactez-nous pour demander un audit énergétique personnalisé ou pour être rappelé par l’un de nos experts — c’est le premier pas vers une rénovation maîtrisée et financée.

Sources

Location de passoires thermiques : le calendrier des interdictions expliqué aux propriétaires

Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?

Une passoire thermique désigne un logement particulièrement énergivore, classé F ou G selon le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces biens consomment une quantité excessive d’énergie pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire ou la climatisation, et génèrent des factures élevées pour les occupants tout en émettant de grandes quantités de gaz à effet de serre.

En France, on estime que plusieurs millions de logements entrent dans cette catégorie. Face à l’urgence climatique, le législateur a décidé d’agir : la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a posé les bases d’une exclusion progressive de ces logements du marché locatif, en les qualifiant de « logements indécents » au regard de leur performance énergétique.

Le calendrier officiel des interdictions de location

Le calendrier est progressif et s’étale sur une décennie. Voici les grandes étapes à retenir pour la France métropolitaine :

  • Depuis le 24 août 2022 : les propriétaires de logements classés F ou G ne peuvent plus augmenter le loyer, ni lors du renouvellement du bail, ni en cours de contrat. L’indexation sur l’IRL (Indice de Référence des Loyers) est bloquée.
  • Depuis 2023 : les logements classés G+ (consommation supérieure à 450 kWh d’énergie finale par m² et par an) sont interdits à la mise en location ou à la relocation.
  • Depuis le 1er janvier 2025 : l’interdiction s’étend à tous les logements classés G. Tout nouveau bail signé, renouvelé ou reconduit tacitement depuis cette date ne peut plus concerner un bien classé G. Les baux en cours signés avant le 1er janvier 2025 ne sont pas immédiatement résiliés, mais l’interdiction s’appliquera lors de leur renouvellement ou reconduction tacite.
  • Au 1er janvier 2028 : les logements classés F seront à leur tour concernés par l’interdiction de mise en location.
  • Au 1er janvier 2034 : les logements classés E rejoindront la liste des biens ne pouvant plus être proposés à la location.

Et dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM) ?

Le calendrier y est décalé pour tenir compte des spécificités climatiques et du parc immobilier local. Le DPE n’y est d’ailleurs opposable que depuis juillet 2024. Pour les DROM, les logements classés G seront interdits à la location au 1er janvier 2028, et les F au 1er janvier 2031.

Ce que cela signifie concrètement pour les propriétaires bailleurs

Si vous possédez un logement classé G ou F, la question n’est plus de savoir si vous devrez agir, mais quand et comment. Voici les situations les plus courantes :

Vous avez un locataire en place depuis avant 2025

Votre bail en cours n’est pas remis en question immédiatement si votre logement est classé G. Cependant, lors du prochain renouvellement ou de la reconduction tacite, l’interdiction s’appliquera pleinement. Autrement dit, le délai avant la prochaine échéance de votre bail détermine votre marge de manœuvre pour entreprendre des travaux.

Votre logement est vacant ou en cours de relocation

Si votre logement classé G est actuellement vide, vous ne pouvez légalement pas proposer un nouveau contrat de location depuis le 1er janvier 2025. La mise sur le marché d’un tel bien expose le bailleur à des risques juridiques : un locataire peut saisir la justice pour faire constater l’indécence du logement et obtenir la réalisation de travaux, voire une réduction de loyer.

La vente reste possible

Il est important de le rappeler : le calendrier d’interdictions concerne uniquement la location. Vendre un logement classé F ou G reste tout à fait légal, même après 2028. L’obligation supplémentaire à la vente d’un logement F ou G est la réalisation d’un audit énergétique, qui doit être remis à l’acquéreur.

Un contexte réglementaire en mouvement en 2026

Il convient d’être attentif à l’évolution du cadre légal. En 2026, le gouvernement a annoncé l’étude d’un projet de loi visant à assouplir certaines conditions d’application de ces interdictions. L’idée centrale serait de permettre, sous conditions, à un propriétaire bailleur de continuer à louer un logement classé F ou G à condition de s’engager formellement à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans un délai de trois à cinq ans selon le type de bien.

Ce projet, qui vise notamment à remettre sur le marché plusieurs centaines de milliers de logements retirés face à la pénurie, n’est pas encore voté à ce jour. Les obligations issues de la loi Climat et Résilience restent donc pleinement en vigueur. Suivez l’actualité législative de près et faites-vous accompagner par un professionnel pour adapter votre stratégie patrimoniale en temps réel.

Quelles aides pour financer la rénovation de votre bien locatif ?

Bonne nouvelle : les propriétaires bailleurs ont accès à plusieurs dispositifs d’aide pour financer la remise à niveau énergétique de leurs biens :

  • MaPrimeRénov’ Bailleur : versée par l’Anah, cette aide est accessible aux propriétaires qui louent leur logement en résidence principale (au moins 8 mois par an). Le logement doit avoir plus de 15 ans. Le montant est calculé selon les revenus du foyer du bailleur et la nature des travaux. En contrepartie, le bailleur s’engage à louer le logement pendant 6 ans après la fin des travaux. À noter : depuis le 1er juillet 2024, le dispositif est limité à 3 logements sur une période de 5 ans.
  • Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : cumulables avec MaPrimeRénov’, ces primes sont versées par les fournisseurs d’énergie en échange de travaux d’économies d’énergie.
  • L’Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) : un prêt sans intérêts pour financer des travaux de rénovation énergétique, accessible aux propriétaires bailleurs.
  • Les aides locales : de nombreuses collectivités territoriales (régions, départements, communes) proposent des compléments de financement. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre conseil régional.

Ces aides peuvent se cumuler pour couvrir une partie significative du coût des travaux. Un audit énergétique préalable permet d’identifier les gestes de rénovation les plus efficaces et de cibler les dispositifs les mieux adaptés à votre situation.

Comment se préparer dès maintenant ?

Face à ce calendrier réglementaire, la meilleure stratégie pour un propriétaire bailleur est l’anticipation. Voici les étapes clés :

  • Faire réaliser un audit énergétique de votre logement pour connaître précisément son classement DPE, identifier les travaux prioritaires et estimer les gains attendus.
  • Prioriser les travaux selon l’échéance qui vous concerne : si votre logement est classé G, l’urgence est immédiate ; si votre logement est classé F, vous avez jusqu’à 2028 pour agir.
  • Solliciter un accompagnement professionnel pour constituer votre dossier d’aides et optimiser le financement de vos travaux.
  • Anticiper l’impact sur votre loyer : rappelons que le gel des loyers pour les F et G est déjà en vigueur depuis 2022, ce qui érode progressivement votre rendement locatif en euros constants.

Conclusion

Le calendrier des interdictions de location des passoires thermiques est désormais bien établi, même si le contexte législatif de 2026 invite à rester vigilant sur d’éventuels assouplissements. Ce qui est certain, c’est que la rénovation énergétique de votre bien locatif constitue, à terme, la seule solution pérenne pour préserver votre patrimoine, maintenir vos revenus locatifs et vous conformer à la loi.

Vous possédez un logement classé F ou G et vous souhaitez faire le point sur vos obligations et les aides auxquelles vous avez droit ? L’équipe d’Expert Audit Énergétique est à votre disposition pour réaliser un audit complet et vous accompagner dans votre projet de rénovation. Contactez-nous dès aujourd’hui pour être rappelé gratuitement.

Sources

DPE 2026 : ce qui change et comment bien lire son diagnostic

Le DPE : un document clé, plus important que jamais en 2026

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu l’un des documents les plus scrutés lors d’une vente ou d’une mise en location d’un logement. Il renseigne sur la consommation d’énergie d’un bien et ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Depuis le 1er janvier 2026, ce diagnostic connaît une évolution technique significative qui peut directement changer la lettre affichée sur votre bien — et donc ses obligations légales, sa valeur et vos droits aux aides à la rénovation.

La grande nouveauté 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité abaissé

Le changement le plus concret de cette année tient dans un chiffre : le coefficient de conversion de l’énergie primaire (CEP) de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Ce coefficient, publié au Journal officiel par arrêté le 26 août 2025, sert à traduire la consommation d’énergie finale d’un logement en énergie primaire, unité retenue pour le calcul du DPE.

Concrètement, pourquoi ce changement ? Le coefficient de 2,3 datait d’une époque où la production électrique française était jugée moins sobre en carbone. Avec la montée en puissance du nucléaire, de l’éolien et du solaire dans le mix électrique, l’électricité est aujourd’hui bien moins émettrice de CO₂ qu’elle ne l’était. Le nouveau coefficient de 1,9 s’aligne sur la valeur européenne actualisée et reflète mieux cette réalité.

Qui est concerné par cette révision ?

Les logements chauffés à l’électricité — radiateurs électriques, pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamique — sont les premiers bénéficiaires. Un bien classé F ou G de justesse pourra désormais remonter en E, voire en D. En revanche, un logement véritablement énergivore avec une enveloppe très dégradée ne changera pas de catégorie de manière significative.

  • Environ 850 000 logements sortent ainsi automatiquement du statut de « passoire thermique » (classes F et G), sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé.
  • Les DPE ou audits énergétiques édités à partir du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient.
  • Les DPE déjà réalisés restent valables 10 ans et peuvent continuer à être utilisés tels quels.
  • Si le nouveau calcul améliore l’étiquette de votre logement, il est possible de mettre à jour votre DPE gratuitement, sans faire réaliser un nouveau diagnostic complet.

Attention : cette réforme ne peut qu’améliorer ou maintenir une étiquette existante — aucune dégradation de classement ne peut résulter de ce changement de méthode.

Deuxième nouveauté majeure : le DPE collectif obligatoire pour toutes les copropriétés

Depuis le 1er janvier 2026, la réalisation d’un DPE collectif est obligatoire pour tous les immeubles en copropriété, y compris ceux de moins de 50 lots qui en étaient encore exemptés. Ce diagnostic porte sur les parties communes et les équipements collectifs (chauffage central, ventilation, etc.) et donne une vision globale de la performance de l’immeuble.

Pour les copropriétaires, c’est un document stratégique : il permet d’orienter les décisions de travaux en assemblée générale, d’anticiper les obligations liées aux interdictions de location des passoires thermiques et de valoriser le patrimoine commun.

Comment bien lire son DPE : les bases à connaître

Que vous veniez de recevoir un DPE ou que vous vous apprêtiez à en faire réaliser un, voici les éléments essentiels à comprendre.

Les deux étiquettes du DPE

Un DPE affiche toujours deux étiquettes :

  • L’étiquette énergie : elle mesure la consommation en énergie primaire, exprimée en kWh EP/m²/an. Elle va de A (très performant, ≤ 70 kWh/m²/an) à G (très énergivore, > 420 kWh/m²/an).
  • L’étiquette climat : elle mesure les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en kg CO₂eq/m²/an. Elle suit la même échelle de A à G.

La lettre finale du DPE est déterminée par la plus défavorable des deux étiquettes. Un logement chauffé au gaz peut ainsi être pénalisé par une mauvaise étiquette climat même si sa consommation énergétique en kWh est correcte.

Les seuils des classes énergétiques

Pour vous repérer, voici les seuils de consommation d’énergie primaire en vigueur :

  • Classe A : ≤ 70 kWh EP/m²/an
  • Classe B : de 71 à 110 kWh EP/m²/an
  • Classe C : de 111 à 180 kWh EP/m²/an
  • Classe D : de 181 à 250 kWh EP/m²/an
  • Classe E : de 251 à 330 kWh EP/m²/an
  • Classe F : de 331 à 420 kWh EP/m²/an
  • Classe G : > 420 kWh EP/m²/an

Les autres informations contenues dans le DPE

Au-delà des étiquettes, un DPE bien lu vous renseigne sur :

  • La description des équipements de chauffage, d’eau chaude sanitaire, de ventilation et de climatisation.
  • Les recommandations de travaux hiérarchisées par priorité et par gain énergétique estimé.
  • Une estimation de la facture énergétique annuelle (indicative).
  • Les caractéristiques thermiques de l’enveloppe : isolation des murs, des combles, des fenêtres, etc.

Ces données sont précieuses pour planifier vos travaux dans le bon ordre et mobiliser les aides auxquelles vous avez droit (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE…).

DPE et interdictions de location : ce que change votre étiquette

Votre classe DPE a des conséquences directes sur votre droit à louer votre bien. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 (pour les nouveaux contrats). La réforme 2026 du coefficient électrique peut permettre à certains biens de sortir de cette contrainte — mais attention : si votre logement reste classé G ou F avec le nouveau calcul, les obligations s’appliquent pleinement. Un audit énergétique permettra de définir la trajectoire de travaux la plus efficace.

Mon DPE date d’avant 2026 : dois-je le refaire ?

Pas nécessairement. Un DPE reste valide 10 ans à compter de sa date de réalisation. Cependant, si vous pensez que le nouveau coefficient aurait pu améliorer votre étiquette, vous pouvez demander une mise à jour gratuite via le téléservice de l’ADEME, sans faire intervenir à nouveau un diagnostiqueur. En revanche, si votre DPE est ancien (avant juillet 2021), il n’a plus de valeur légale : un nouveau diagnostic complet s’impose.

Conclusion : faites de votre DPE un outil d’action

Le DPE ne doit pas rester un simple formulaire dans un tiroir. En 2026, il est plus que jamais le point de départ de toute stratégie de rénovation énergétique : il conditionne vos droits à louer, votre accès aux aides et la valeur de votre bien sur le marché. Si votre étiquette vous semble sévère, si vous ne savez pas par où commencer vos travaux, ou si vous souhaitez simplement comprendre ce que votre DPE révèle vraiment sur votre logement, notre équipe est là pour vous accompagner.

Demandez dès maintenant un audit énergétique ou faites-vous rappeler par l’un de nos experts — un premier échange suffit souvent pour y voir beaucoup plus clair.

Sources

Audit énergétique obligatoire : dans quels cas, pourquoi et ce qu’il contient vraiment

Qu’est-ce que l’audit énergétique réglementaire ?

L’audit énergétique réglementaire ne doit pas être confondu avec le simple Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Le DPE donne une étiquette énergie à votre logement ; l’audit va bien plus loin. Il constitue un état des lieux détaillé de la performance énergétique et environnementale du bien, et surtout, il propose des pistes concrètes de travaux pour l’améliorer. C’est un outil d’aide à la décision, tant pour le propriétaire vendeur que pour l’acquéreur.

Ce document est encadré par la loi Climat & Résilience du 22 août 2021 (loi n° 2021-1114) et les textes réglementaires qui en découlent, notamment l’arrêté du 4 mai 2022 définissant son contenu. Il est obligatoire dans deux grandes situations : la vente d’un logement énergivore et la demande de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur.

Dans quels cas l’audit énergétique est-il obligatoire ?

1. Lors de la vente d’un logement classé E, F ou G

Depuis le 1er avril 2023, tout propriétaire souhaitant vendre une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé F ou G au DPE doit obligatoirement fournir un audit énergétique à l’acquéreur potentiel, dès la signature du compromis de vente.

Depuis le 1er janvier 2025, cette obligation a été étendue aux logements classés E. Autrement dit, en 2026, si vous mettez en vente un bien classé E, F ou G, vous devez produire cet audit — sans exception pour les logements en monopropriété situés en France métropolitaine.

Le calendrier prévu par la loi se poursuit ainsi :

  • 1er avril 2023 : obligation pour les logements classés F et G
  • 1er janvier 2025 : extension aux logements classés E
  • 1er janvier 2034 : extension prévue aux logements classés D

Les logements situés dans les départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte) sont soumis à ces règles depuis le 1er juillet 2024.

Important : cette obligation ne s’applique qu’aux biens en monopropriété (une seule personne ou entité propriétaire de l’ensemble de l’immeuble). Les appartements dans une copropriété classique ne sont pas concernés par l’audit réglementaire de vente.

2. Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur

L’audit énergétique est également la première étape incontournable pour accéder à MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur (anciennement appelée parcours accompagné). Cette aide de l’État, gérée par l’Anah, finance les projets de rénovation globale permettant un saut d’au moins deux classes au DPE. Le guichet MaPrimeRénov’ est ouvert à nouveau depuis le 23 février 2026 pour l’ensemble des parcours et des ménages.

Concrètement, vous devez obligatoirement suivre l’un des scénarios de travaux proposés par l’audit pour être éligible. L’audit peut être réalisé par votre Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR), le professionnel agréé qui vous guide tout au long du projet.

Qui peut réaliser un audit énergétique ?

L’audit réglementaire doit être confié à un professionnel qualifié, répondant à des conditions précises définies par la loi. Ce professionnel doit :

  • Posséder les qualifications requises (ex. : architecte, bureau d’études thermiques titulaire d’une certification reconnue)
  • Être indépendant et impartial vis-à-vis du vendeur ou du mandataire
  • Être couvert par une assurance professionnelle adaptée

Les coûts d’un audit énergétique ne sont pas réglementés : ils varient donc selon la superficie du bien, sa complexité et le professionnel choisi. Il est conseillé de comparer plusieurs devis. Le coût est à la charge du vendeur dans le cadre de la vente.

Depuis le 1er avril 2023, l’auditeur est également tenu de transmettre l’audit à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Que contient concrètement un audit énergétique ?

L’audit énergétique va bien au-delà d’un simple relevé de consommation. Il comprend notamment :

  • Un état des lieux précis de la performance énergétique et environnementale du logement (enveloppe, systèmes de chauffage, ventilation, production d’eau chaude…)
  • Au moins deux scénarios de travaux, pouvant être réalisés en une ou plusieurs étapes, permettant d’atteindre au minimum la classe B du DPE après travaux (sauf exceptions réglementaires)
  • Pour chaque scénario : une estimation du coût des travaux, calculée à partir de données représentatives du marché, et une analyse des aides financières mobilisables (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ, aides locales…)
  • Des informations sur les économies d’énergie attendues et le confort amélioré

Cette richesse d’informations en fait un document stratégique : l’acquéreur sait exactement dans quoi il s’engage et peut anticiper le budget travaux avant de finaliser l’achat.

Pourquoi l’audit énergétique est-il un atout, pas une contrainte ?

Beaucoup de propriétaires perçoivent l’audit comme une obligation administrative supplémentaire. En réalité, il peut jouer en leur faveur à plusieurs égards :

  • Pour le vendeur : présenter un audit complet et des scénarios de rénovation chiffrés rassure l’acquéreur et peut faciliter la négociation du prix en objectivant les travaux à prévoir.
  • Pour l’acheteur : il dispose d’une feuille de route claire pour rénover, avec des aides identifiées, ce qui rend le projet moins intimidant et plus accessible financièrement.
  • Pour les deux parties : l’audit évite les mauvaises surprises post-acquisition et sécurise la transaction.
  • Pour le futur rénové : si l’acquéreur souhaite lancer une rénovation d’ampleur, l’audit réalisé à l’occasion de la vente peut souvent être réutilisé comme point de départ du dossier MaPrimeRénov’, sous réserve que sa méthode de calcul soit conforme aux exigences en vigueur au moment de la demande.

À noter : la méthode de calcul de l’audit énergétique a évolué au 1er janvier 2026 avec la modification du coefficient d’électricité. Un audit réalisé avant cette date peut potentiellement être mis à jour pour refléter le nouveau calcul.

Audit énergétique et DPE : deux documents complémentaires

Le DPE reste le document de référence pour la classification énergétique d’un logement et est obligatoire pour toute vente ou mise en location. L’audit énergétique vient le compléter lorsque le bien est particulièrement énergivore, en apportant la dimension « travaux » qui manque au DPE. Les deux documents se lisent ensemble : le DPE dit « où vous en êtes », l’audit dit « comment y remédier et à quel prix ».

En conclusion : anticipez pour mieux agir

Que vous soyez propriétaire d’un logement classé E, F ou G et que vous envisagiez de le vendre, ou que vous souhaitiez entreprendre une rénovation globale avec le soutien de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, l’audit énergétique est désormais au cœur de votre démarche. Bien réalisé par un professionnel qualifié, il devient une véritable boussole pour orienter vos choix de travaux et maximiser les aides auxquelles vous avez droit.

Vous ne savez pas par où commencer ? Contactez notre équipe Expert Audit Énergétique pour faire réaliser votre audit par un professionnel certifié, ou demandez à être rappelé pour un premier échange gratuit sur votre situation.

Sources

DPE 2026 : ce qui change et comment bien lire son diagnostic

Pourquoi le DPE change en 2026 ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est l’un des documents les plus scrutés lors d’une vente ou d’une mise en location. Pourtant, depuis sa réforme de 2021, un problème persistait : les logements chauffés à l’électricité — radiateurs, pompes à chaleur, convecteurs — se retrouvaient souvent pénalisés par rapport à ceux chauffés au gaz ou au fioul. La raison ? Un coefficient technique, dit coefficient de conversion de l’électricité, fixé à 2,3, qui surestimait la consommation d’énergie primaire des logements électriques.

Pour corriger cette inégalité et mieux refléter la réalité du mix énergétique français — aujourd’hui largement décarboné grâce au nucléaire et aux renouvelables — le gouvernement a publié un arrêté le 13 août 2025 au Journal officiel. Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est abaissé de 2,3 à 1,9.

Ce changement, à première vue très technique, a des conséquences bien concrètes pour des centaines de milliers de propriétaires.

Ce qui change concrètement au 1er janvier 2026

Un meilleur classement pour les logements électriques

Grâce à ce nouveau coefficient, environ 850 000 logements devraient voir leur étiquette DPE s’améliorer d’une ou plusieurs classes. Les bénéficiaires sont principalement :

  • Les logements équipés de radiateurs électriques comme unique source de chauffage ;
  • Les biens dotés d’une pompe à chaleur (air-eau, air-air) ;
  • Les petites surfaces (studios, appartements de moins de 40 m²) en zones urbaines, souvent surestimées dans leurs consommations relatives.

Point crucial : la règle est stricte — aucun logement ne peut voir son étiquette se dégrader à cause de ce changement de méthode. Si le nouveau calcul vous est défavorable, l’ancienne note est maintenue.

Tous les nouveaux DPE intègrent automatiquement la réforme

Tout diagnostic de performance énergétique édité à partir du 1er janvier 2026 intègre automatiquement le nouveau coefficient. Si vous faites réaliser un DPE aujourd’hui pour vendre ou louer votre bien, c’est donc déjà la méthode révisée qui s’applique.

Les anciens DPE restent valables — et peuvent être mis à jour gratuitement

Vous avez fait réaliser un DPE entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025 ? Bonne nouvelle : ce document reste juridiquement valable jusqu’à son terme (10 ans). Mais si le nouveau calcul améliore votre étiquette, vous pouvez obtenir une attestation de nouvelle étiquette gratuitement, sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur, directement en ligne.

La démarche est simple :

  • Rendez-vous sur observatoire-dpe-audit.ademe.fr ;
  • Entrez le numéro ADEME à 13 chiffres figurant en haut à droite de votre rapport DPE ;
  • Téléchargez l’attestation officielle, qui a la même valeur légale que le DPE d’origine.

Cette mise à jour est facultative… sauf si vous êtes actuellement classé F ou G et que le nouveau calcul vous permet de gagner une classe. Dans ce cas, il est fortement conseillé de générer l’attestation sans attendre : elle peut vous éviter une interdiction de location et sécuriser une transaction immobilière.

Attention : les DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 (ancienne méthode) ne sont pas éligibles à cette mise à jour gratuite et sont de toute façon arrivés à expiration.

Comment bien lire son DPE : le guide pratique

L’étiquette énergie : de A à G

Le DPE attribue à votre logement une classe allant de A (très performant) à G (passoire thermique), fondée principalement sur sa consommation d’énergie primaire exprimée en kWh/m²/an. Voici les seuils en vigueur pour les logements de surface courante :

  • Classe A : ≤ 70 kWh/m²/an — logement exemplaire ;
  • Classe B : de 71 à 110 kWh/m²/an ;
  • Classe C : de 111 à 180 kWh/m²/an ;
  • Classe D : de 181 à 250 kWh/m²/an — moyenne du parc français ;
  • Classe E : de 251 à 330 kWh/m²/an ;
  • Classe F : de 331 à 420 kWh/m²/an ;
  • Classe G : > 420 kWh/m²/an — passoire thermique.

Depuis le 1er juillet 2024, les logements de moins de 40 m² bénéficient de seuils adaptés à leurs spécificités (consommation d’eau chaude sanitaire, compacité), ce qui a permis à environ 140 000 petites surfaces de sortir du statut de passoire énergétique.

L’étiquette climat : les émissions de gaz à effet de serre

Le DPE comporte une seconde étiquette, souvent moins connue : l’étiquette GES (gaz à effet de serre), exprimée en kg CO₂eq/m²/an. La note finale retenue — celle qui apparaît en grand sur le document — est la moins bonne des deux notes (énergie et climat). Un logement très bien isolé mais chauffé au fioul peut ainsi se voir attribuer une mauvaise note à cause de ses émissions carbone élevées, même si sa consommation en kWh semble acceptable.

Les autres informations à ne pas négliger

Un DPE complet contient bien plus qu’une simple étiquette. Lisez attentivement :

  • La description des équipements (système de chauffage, ventilation, eau chaude sanitaire, fenêtres) ;
  • Les déperditions thermiques poste par poste (toiture, murs, planchers, vitrages) ;
  • Les recommandations de travaux classées par ordre de priorité et accompagnées d’estimations d’économies ;
  • L’estimation de la facture énergétique annuelle, présentée sous forme de fourchette.

Ces éléments constituent une véritable feuille de route pour prioriser vos travaux et optimiser vos demandes d’aides comme MaPrimeRénov’.

Quelles obligations pour les propriétaires en 2026 ?

Le DPE n’est pas qu’un outil informatif : il engage des obligations légales croissantes, notamment pour les bailleurs :

  • Depuis le 1er janvier 2025, tous les logements classés G sont interdits à la mise en location (ou au renouvellement de bail) ;
  • À partir du 1er janvier 2028, l’interdiction s’étendra aux logements classés F ;
  • En cas de logement indécent sur le plan énergétique, le locataire peut obtenir un gel de loyer et saisir la justice pour exiger des travaux.

Pour les propriétaires vendeurs, le DPE est obligatoire dès la mise en annonce et doit être remis à tout acquéreur. Un DPE erroné ou incomplet peut engager la responsabilité du vendeur.

Faut-il refaire son DPE en 2026 ?

Pas nécessairement. Si votre DPE est récent (réalisé après le 1er juillet 2021) et que vous n’êtes pas en classe F ou G, votre document est toujours valide. En revanche, il peut être stratégique de :

  • Générer l’attestation gratuite via l’Observatoire ADEME si votre étiquette est susceptible de s’améliorer ;
  • Faire réaliser un nouveau DPE si l’ancien date d’avant juillet 2021 (méthode obsolète, non opposable) ;
  • Combiner le DPE avec un audit énergétique réglementaire si vous envisagez des travaux de rénovation d’ampleur, notamment pour accéder au parcours accompagné de MaPrimeRénov’.

Conclusion : le DPE, point de départ de votre projet de rénovation

Le DPE 2026 est plus fiable, plus équitable et mieux adapté à la réalité du parc immobilier français. Qu’il s’agisse de comprendre votre note, de mettre à jour votre étiquette gratuitement ou d’anticiper les contraintes réglementaires à venir, une bonne lecture de ce document est indispensable.

Notre équipe est à votre disposition pour vous accompagner dans l’interprétation de votre DPE et vous orienter vers les travaux les plus rentables. Contactez-nous dès aujourd’hui pour demander un audit énergétique ou être rappelé par un conseiller. Ensemble, transformons votre diagnostic en plan d’action concret.

Sources

Passoires thermiques en location : ce que tout propriétaire bailleur doit savoir en 2026

Passoires thermiques en location : un cadre qui se durcit

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience de 2021, le marché locatif français connaît une transformation profonde. L’objectif est clair : éradiquer progressivement les logements énergivores du parc locatif pour protéger les locataires et réduire les émissions de gaz à effet de serre. En 2026, cette dynamique est bien réelle et les propriétaires bailleurs qui n’ont pas encore agi se retrouvent face à des contraintes concrètes — et croissantes.

Si vous possédez un ou plusieurs biens classés F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), cet article vous donne une vue d’ensemble claire : calendrier des interdictions, gel des loyers, sanctions encourues, et aides disponibles pour financer vos travaux.

Le calendrier des interdictions de location : les dates clés

La loi a fixé un calendrier progressif, et les premières échéances sont déjà passées. En voici le résumé pour la France métropolitaine :

  • Depuis 2023 : les logements classés G avec une consommation supérieure à 450 kWh/m²/an (les « G+ ») sont déjà interdits à la location.
  • Depuis le 1er janvier 2025 : l’ensemble des logements classés G au DPE sont considérés comme indécents et ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite.
  • À partir du 1er janvier 2028 : les logements classés F au DPE seront à leur tour interdits à la location.
  • À partir du 1er janvier 2034 : les logements classés E au DPE entreront également dans le champ des interdictions.

Pour les territoires d’Outre-mer, le calendrier est décalé : les classes G y seront interdites à partir de 2028 et les classes F à partir de 2031.

Point d’attention : si vous avez signé un bail avant le 1er janvier 2025, votre locataire reste en place jusqu’à l’échéance de son contrat. Mais dès le renouvellement ou la reconduction tacite, l’interdiction s’applique. En 2026, de nombreux baux conclus avant 2025 arrivent donc à leur terme : le moment d’agir, c’est maintenant.

Le gel des loyers : une contrainte financière immédiate

Au-delà des interdictions de louer, la loi Climat a introduit dès août 2022 une mesure qui touche directement vos revenus locatifs : le gel des loyers pour les logements classés F et G. Concrètement, pour tout bail signé, renouvelé ou reconduit tacitement depuis le 24 août 2022, il est interdit d’augmenter le loyer d’un logement étiqueté F ou G, même dans le cadre de la révision annuelle habituelle liée à l’Indice de Référence des Loyers (IRL).

Pour les propriétaires bailleurs concernés, cela signifie une perte progressive de rentabilité face à l’inflation, sans possibilité d’y remédier sans rénover le bien. À cela s’ajoute l’interdiction de tout complément de loyer pour ces mêmes logements, une mesure qui pénalise également les biens mal notés situés dans des zones tendues.

Quelles sanctions en cas de non-respect ?

Un logement qui ne satisfait pas aux critères minimaux de décence énergétique peut faire l’objet de recours de la part du locataire. Ce dernier peut mettre en demeure le propriétaire d’effectuer les travaux nécessaires. En cas de désaccord, le tribunal judiciaire peut être saisi et ordonner des travaux, une réduction de loyer, voire l’allocation de dommages et intérêts au locataire.

Sans compter l’impact patrimonial : un bien classé F ou G perd de la valeur sur le marché de la revente, et sa commerciabilité se réduit d’année en année.

Les aides financières pour rénover votre bien mis en location

La bonne nouvelle, c’est que les propriétaires bailleurs ont accès à plusieurs dispositifs d’aides pour financer leurs travaux de rénovation énergétique.

MaPrimeRénov’ pour les bailleurs

MaPrimeRénov’ est accessible aux propriétaires bailleurs personnes physiques. Le montant de l’aide est calculé en fonction des revenus fiscaux de référence du propriétaire (et non du locataire) et du type de travaux réalisés. Deux parcours existent :

  • Le parcours « Monogeste » : pour des travaux ciblés (isolation, changement de chauffe-eau, installation d’une VMC double-flux…). Depuis 2025, les aides sont conditionnées au remplacement du système de chauffage par un équipement utilisant les énergies renouvelables pour certains gestes.
  • Le parcours accompagné : pour des rénovations globales permettant de gagner au moins deux classes DPE. Ce parcours est le plus avantageux financièrement, mais il nécessite obligatoirement l’intervention d’un Accompagnateur Rénov’ et un audit énergétique préalable.

Les barèmes 2026 complets sont disponibles sur le site france-renov.gouv.fr. Notez que le plafond d’aides cumulées (MaPrimeRénov’ + CEE) est encadré selon votre catégorie de revenus, afin de ne pas dépasser le coût réel des travaux.

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)

Cumulables avec MaPrimeRénov’, les CEE sont des primes versées par les fournisseurs d’énergie en échange de travaux permettant des économies d’énergie. Elles peuvent couvrir une part significative du coût des travaux selon leur nature (isolation des combles, des murs, remplacement d’une chaudière, etc.).

Les aides de l’Anah pour les logements dégradés

Si votre logement est considéré comme dégradé ou indécent, vous pouvez également vous tourner vers les aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), sous condition notamment de respecter des plafonds de loyers. Le dispositif Loc’Avantages permet par ailleurs de bénéficier d’une réduction d’impôt en échange d’un loyer modéré, tout en finançant vos travaux de rénovation.

Par où commencer ? L’audit énergétique, un préalable indispensable

Face à la complexité des réglementations et à la diversité des aides disponibles, il est souvent difficile de savoir par où commencer. Un audit énergétique professionnel vous permet d’obtenir une photographie précise de la performance de votre bien, d’identifier les travaux prioritaires et de chiffrer les gains énergétiques attendus — autant d’éléments indispensables pour monter un dossier d’aides solide et choisir les travaux les plus rentables.

En 2026, anticiper vaut mieux que subir. Plus vous agissez tôt, plus vous avez le choix des artisans, du planning et des dispositifs d’aide disponibles. Attendre 2027 pour un bien classé F, c’est prendre le risque de se retrouver dans l’urgence à quelques mois de l’échéance de 2028.

Conclusion : ne laissez pas l’horloge tourner

Le calendrier est fixé, les sanctions réelles, et les aides existent — mais elles demandent une préparation sérieuse. Que vous soyez propriétaire d’un seul appartement ou d’un petit patrimoine locatif, la rénovation énergétique de vos biens n’est plus une option : c’est une nécessité économique et réglementaire.

Vous souhaitez faire le point sur la situation de votre bien et connaître les travaux prioritaires à réaliser ? Notre équipe Expert Audit Énergétique vous accompagne de l’audit initial jusqu’au montage de votre dossier d’aides. Contactez-nous dès aujourd’hui pour demander votre audit ou vous faire rappeler gratuitement.

Sources

Audit énergétique réglementaire : obligations, déroulé et utilité pour les propriétaires

Vous envisagez de vendre votre maison, de lancer des travaux ou de mobiliser des aides à la rénovation ? Dans bien des cas, l’audit énergétique est désormais une étape clé. Souvent confondu avec le DPE, il s’agit pourtant d’un document bien plus complet, qui vous accompagne dans une démarche de rénovation cohérente. Faisons le point sur ses obligations, son déroulé et son utilité concrète pour les propriétaires.

Audit énergétique et DPE : quelle différence ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un état des lieux. Il attribue à votre logement une étiquette allant de A (très performant) à G (très énergivore) et estime sa consommation ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre. C’est un point de repère, mais il ne vous dit pas précisément comment améliorer votre bien.

L’audit énergétique, lui, va beaucoup plus loin. Réalisé par un professionnel qualifié, il analyse en détail le bâti, l’isolation, le système de chauffage, la ventilation et la production d’eau chaude. Surtout, il propose des scénarios de travaux hiérarchisés, avec une estimation des gains énergétiques attendus et des ordres de grandeur de coûts. C’est une véritable feuille de route pour rénover efficacement, sans avancer à l’aveugle.

Pourquoi cette distinction est importante

Un DPE peut vous alerter sur le fait que votre logement est une « passoire thermique », mais c’est l’audit qui vous indique le chemin le plus pertinent pour en sortir. Les deux outils sont complémentaires : le premier diagnostique, le second guide l’action.

Quand l’audit énergétique est-il obligatoire ?

Au fil des années, la réglementation a renforcé la place de l’audit énergétique, en particulier lors des ventes de logements énergivores. Un audit énergétique réglementaire peut ainsi être exigé pour la vente de certaines maisons individuelles et de certains immeubles en monopropriété, en fonction de leur classe au DPE. Le calendrier prévoit une montée en charge progressive, qui concerne d’abord les logements les plus consommateurs avant de s’étendre, au fil du temps, à d’autres classes.

Parce que ces seuils et ces dates évoluent, il est essentiel de vérifier les conditions en vigueur au moment de votre projet auprès des sources officielles citées en fin d’article, ou de demander conseil à un professionnel. L’objectif de cette obligation est clair : informer l’acquéreur sur les travaux à prévoir et l’ampleur des améliorations possibles, pour éviter les mauvaises surprises après l’achat.

En dehors de la vente, un audit est également très souvent demandé dans le cadre d’une rénovation dite « d’ampleur », lorsque vous souhaitez réaliser plusieurs travaux coordonnés pour faire progresser votre logement de plusieurs classes énergétiques. Il sert alors de base technique au projet et au dossier d’aides.

Comment se déroule un audit énergétique ?

L’audit suit en général plusieurs étapes structurées :

  • La visite sur site : l’auditeur inspecte l’ensemble du logement, relève les caractéristiques du bâti, mesure ou estime les surfaces, examine l’isolation, les menuiseries, les systèmes de chauffage et de ventilation.
  • L’analyse et la modélisation : à partir des données collectées, il évalue les performances actuelles et identifie les points faibles (ponts thermiques, déperditions, équipements vétustes).
  • La proposition de scénarios : l’audit présente au moins deux parcours de travaux, souvent un scénario en une étape et un autre en plusieurs étapes, avec les gains énergétiques associés.
  • La remise du rapport : vous recevez un document détaillé, qui vous sert de feuille de route et peut être présenté à un acquéreur ou joint à une demande d’aides.

Pour être valable, notamment dans un cadre réglementaire, l’audit doit être réalisé par un professionnel qualifié répondant aux exigences de compétence prévues par la réglementation. Veillez à confier cette mission à un prestataire dont les qualifications sont à jour.

Quels bénéfices concrets pour le propriétaire ?

Au-delà de l’aspect réglementaire, l’audit énergétique présente plusieurs avantages tangibles :

  • Une rénovation plus efficace : vous priorisez les travaux qui ont le plus d’impact, plutôt que d’agir au coup par coup.
  • Des économies à la clé : en ciblant l’isolation et le chauffage, vous réduisez durablement vos consommations et vos factures.
  • Un meilleur confort : moins de parois froides, moins de courants d’air, une température plus stable été comme hiver.
  • Un atout à la revente : un logement bien classé et accompagné d’un audit clair rassure les acquéreurs et valorise votre bien.
  • Un appui pour les aides : l’audit constitue souvent la base technique des dossiers de financement de la rénovation.

Audit et aides à la rénovation

En France, la rénovation énergétique est soutenue par plusieurs dispositifs publics, dont MaPrimeRénov’, pilotée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), et le service public France Rénov’, qui vous oriente gratuitement. Les conditions d’éligibilité, les montants et les plafonds de ces aides sont régulièrement actualisés. Avant de vous engager, prenez le temps de consulter les sources officielles ou de vous faire accompagner, afin de connaître les modalités exactes applicables à votre situation et à votre projet.

Nos conseils pour bien préparer votre audit

  • Rassemblez vos documents : ancien DPE, factures d’énergie, plans, justificatifs de travaux déjà réalisés.
  • Listez vos points d’inconfort : pièces froides, humidité, surconsommation, afin d’orienter le diagnostic.
  • Vérifiez les qualifications du professionnel avant de signer.
  • Pensez à la cohérence du projet : mieux vaut une rénovation planifiée qu’une succession de travaux isolés.

Conclusion

L’audit énergétique n’est pas une simple formalité : c’est un outil de décision qui vous aide à rénover juste, à valoriser votre logement et, le cas échéant, à respecter vos obligations lors d’une vente. Parce que la réglementation et les aides évoluent, le meilleur réflexe reste de vous faire accompagner par un professionnel.

Vous avez un projet de vente ou de rénovation ? Demandez dès maintenant votre audit énergétique ou faites-vous rappeler par notre équipe d’Expert Audit Énergétique : nous vous aiderons à y voir clair, étape par étape.

Sources

Audit énergétique 2026 : pourquoi il est devenu incontournable pour vos travaux et vos aides

Vous envisagez de rénover votre maison, de remplacer votre chauffage ou de sortir votre logement du statut de « passoire thermique » ? Avant même de demander un devis, un document est devenu central : l’audit énergétique. En 2026, il conditionne l’accès aux aides les plus avantageuses et reste obligatoire dans plusieurs situations. Voici ce qu’il faut savoir pour avancer sereinement.

Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?

L’audit énergétique est une étude approfondie de votre logement réalisée par un professionnel qualifié. Contrairement au DPE (diagnostic de performance énergétique), qui se contente d’attribuer une étiquette de A à G, l’audit va beaucoup plus loin : il analyse l’enveloppe du bâtiment (murs, toiture, planchers, fenêtres), le système de chauffage, la ventilation et la production d’eau chaude.

À l’issue de cette analyse, l’audit propose plusieurs scénarios de travaux hiérarchisés, avec une estimation des économies d’énergie, du gain de classe au DPE et du coût des opérations. C’est, en quelque sorte, la feuille de route de votre rénovation : elle vous évite de dépenser au mauvais endroit et vous aide à prioriser les travaux réellement efficaces.

Pourquoi l’audit est devenu incontournable en 2026

Il est la porte d’entrée de la rénovation d’ampleur

Le dispositif MaPrimeRénov’, géré par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), s’articule en 2026 autour de deux volets : le parcours par geste (un ou plusieurs travaux ciblés) et le parcours d’ampleur, qui finance des rénovations globales visant au moins deux sauts de classe énergétique au DPE.

Or, pour accéder au parcours d’ampleur, l’audit énergétique est un préalable obligatoire, au même titre que le recours à un « Mon Accompagnateur Rénov’ ». C’est lui qui démontre la cohérence du projet et le gain de performance attendu. Sans audit, pas de rénovation d’ampleur — et donc pas accès aux taux de prise en charge les plus élevés du dispositif.

Plusieurs travaux ont basculé vers la rénovation d’ampleur

En 2026, le périmètre du parcours par geste a été resserré. Depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs (par l’intérieur comme par l’extérieur) et les chaudières biomasse ne sont plus finançables en geste isolé : ces travaux doivent désormais s’inscrire dans une rénovation d’ampleur. Par ailleurs, l’installation d’une VMC double flux est conditionnée à la réalisation simultanée d’un geste d’isolation.

Conséquence concrète : si l’isolation des murs fait partie de vos priorités, vous passerez très probablement par une rénovation d’ampleur… et donc par un audit énergétique. Autant l’anticiper dès le départ.

Il est obligatoire pour vendre certaines passoires thermiques

L’audit énergétique réglementaire est également exigé lors de la vente des logements les plus énergivores. Depuis plusieurs années, cette obligation s’est progressivement étendue aux logements classés F et G, puis E, et concernera à terme les biens classés D. Si vous vendez un logement mal classé, ce document doit être remis à l’acquéreur dès la première visite : un point à vérifier avant toute mise en vente.

Comprendre les profils et les plafonds MaPrimeRénov’ 2026

Le montant de votre aide dépend de votre revenu fiscal de référence (celui de 2025 pour une demande en 2026), de la composition de votre foyer et de votre localisation. L’Anah distingue quatre profils selon des codes couleur :

  • Bleu : ménages aux revenus très modestes ;
  • Jaune : revenus modestes ;
  • Violet : revenus intermédiaires ;
  • Rose : revenus supérieurs.

Bon à savoir : les ménages au profil Rose sont désormais exclus du parcours par geste, mais peuvent accéder à la rénovation d’ampleur sous conditions. Dans le parcours par geste, le cumul des aides MaPrimeRénov’ ne peut pas dépasser 20 000 € par logement sur cinq ans.

Pour la rénovation d’ampleur, le taux de prise en charge varie selon vos revenus et le nombre de classes gagnées : plus le gain de performance est important et plus vos revenus sont modestes, plus l’aide est élevée. Les ménages les plus modestes peuvent en outre bénéficier d’une avance pour ne pas avancer la totalité des frais. Les montants évoluant régulièrement, le plus sûr reste de réaliser une simulation officielle sur France Rénov’ avant de vous engager.

Comment bien utiliser votre audit ?

Pour tirer le meilleur parti de votre audit énergétique :

  • Faites-le réaliser par un professionnel qualifié, gage de fiabilité des préconisations et de validité du document auprès de l’administration ;
  • Comparez les scénarios proposés en tenant compte du reste à charge après aides, et pas seulement du coût brut des travaux ;
  • Pensez à l’ordre des travaux : isoler avant de changer de chauffage permet souvent de dimensionner une pompe à chaleur plus petite et moins coûteuse ;
  • Vérifiez votre éligibilité aux aides cumulables (MaPrimeRénov’, certificats d’économies d’énergie, éco-prêt à taux zéro, TVA réduite, aides locales) avant de signer un devis.

En résumé

En 2026, l’audit énergétique n’est plus une simple formalité : c’est l’outil qui structure votre projet, conditionne l’accès à la rénovation d’ampleur et sécurise vos demandes d’aides. Bien réalisé, il vous fait gagner du temps, de l’argent et du confort — tout en valorisant votre bien.

Conclusion

Vous hésitez sur les travaux à engager ou sur le parcours d’aides adapté à votre situation ? Faites le point avec un expert. Demandez dès maintenant votre audit énergétique ou laissez-nous vos coordonnées pour être rappelé : nous vous aiderons à bâtir un projet performant, finançable et adapté à votre logement.

Sources